Uchronie Wiki
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Cette section réunit des extraits de journaux tirés du monde de "1941: après la victoire"


Le Figaro, octobre 1978[]

Le gouvernement a adressé, hier dans la soirée, ses hommages après la mort de Joseph Darnand; il ne pouvait en être autrement pour l'un des soldats les plus décorés de France. Comme si, jusque dans la mort, l'histoire du héros des deux guerres était celle d'une cohabitation forcée et embarrassante pour les deux parties entre la République et un homme qui la détestait.

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Après sa démobilisation en 1941, Darnand s'était lancé en politique, quoiqu'il n'ait jamais d'affirmer qu'il restait un soldat, et non un politicien. Après une entrée au Parlement à la tête de sa propre formation, le Parti des Combattants, il s'affirma comme le chef de file de l'extrême-droite française, face à un Déat ou un Doriot qui avaient usé leur crédibilité en soutenant Munich et en s'opposant à l'intervention en faveur de la Pologne. Toutes les formations d'extrême-droite importantes, à l'exception de l'Action française, furent absorbées autour de Darnand, au sein d'un seul parti, le Parti de l'Ordre et de la Nation.

Tout au long des décennies 1950 et 1960, la domination du PON sur cette partie de l'échiquier politique fut sans partage, et Darnand eut, au sein de l'Assemblée, le monopole de l'antiparlementarisme, du militarisme et du refus de tout compromis sur les questions coloniales. Si ses positions maximalistes l'empêchaient d'approcher de près ou de loin le pouvoir, la nouvelle formation tenait fermement ses bastions géographiques et son segment de l'Assemblée.

La décennie 1970 marqua une rupture, et la perte progressive de l'hégémonie du PON, dont Darnand restait l'autorité morale incontestable, sur le camp nationaliste. De plus en plus fermé à la critique et aux suggestions, il bloqua l'évolution de son parti en ostracisant de nombreux jeunes cadres jugés trop amitieux, comme l'ancien parachutiste Jean-Marie Le Pen. Sa défense d'une ligne orthodoxe le conduisit à fermer la porte du PON à une bonne partie de la jeune génération nationaliste, influencée par le Front Noir allemand et les courants nationaux-révolutionnaires. Comment l'ancien militaire d'élite pouvait-il comprendre de jeunes gens aux cheveux longs férus de littératures ésotériques? Il alla jusqu'à encourager à demi-mot son service d'ordre à s'en prendre-violemment à ceux qu'il appelait "des communistes qui se sont trompés de salle".

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Quoi qu'il en soit, c'est autour du soldat héroïque et admiré de ses hommes que se réunissent aujourd'hui ancien militants et militaires. L'homme politique, lui, est pour un temps laissé à l'écart, avant que la lutte pour sa succession ne commence.


"L'étrange "mur de Berlin" continue de se construire" Le Populaire, 10 février 1985[]

C'est un bien étrange obstacle que rencontrent les réfugiés berlinois qui cherchent à retrouver leurs anciens quartiers après des années d'exil: autour de plusieurs anciens quartiers ouvriers de Wedding et Kreuzberg se dresse désormais un mur de sacs de sable et de panneaux de tôles, bloquant tous les accès.

Le gouvernement de l'Etat de Prusse-Brandebourg manifeste ainsi sa volonté de fermer entièrement ces quartiers, sous le prétexte des dégâts causés par les combats et d'hypothétiques projets de rénovation urbaine qui devraient être décidés dans l'année.

La véritable raison est bien connue de tous: il s'agit de décourager le retour des réfugiés dans le Land, et de les inviter à demeurer à l'ouest. Le compromis de 1984, puis le nouveau découpage de l'Allemagne confédérale reposant sur l'idée implicite que les principales factions conserveraient, dans les grandes lignes, le contrôle des zones occupées pendant la guerre civile, la résurrection du "Berlin rouge" apparaît aux autorités prussiennes, toutes issues des groupe nationalistes et conservateurs, comme une menace de rupture de l'équilibre.

Les autres Länder, au premier rang desquels la Rhénanie-Westphalie, bastion du républicanisme, et la Rhénanie occidentale, que les troupes françaises devraient définitivement évacuer au cours de l'année, n'ont pour l'instant émis aucune protestation, de même que le nouveau gouvernement du Reich, à Hambourg, tous cherchant pour l'instant à assurer la paix. Ironiquement, seul le Parti du Christ a ouvertement condamné la politique urbaine du gouvernement prussien, parlant du "mur de la honte" des "Junkers prussiens".

Le relatif succès de l'opération ferait envisager au gouvernement nationaliste, d'après les sources du Süddeutsches Zeitung, une extension du plan de rénovation urbaines à d'autres quartiers.

Le Populaire, 4 avril 2002 - En Chine, la "révolution culturelle" trouve sa traduction politique[]

Ils étaient quelques milliers de jeunes Chinois, tous en costume traditionnel, à venir solennellement déposer leurs revendications sous forme écrite devant la cité interdite, où le gouvernement du Kuomintang a préféré éviter une montée de tension en les recevant.

Si la plupart commencent tout juste leur vie politique, leurs dirigeants étaient pour la plupart dans les manifestations pour la démocratisation dans les années 1970, puis pour certains sur les barricades lors de la tentative de coup d'Etat militaire de 1992. Le Parti de la résurrection nationale s'oppose ainsi aussi bien au "désordre" des mouvements de gauche et des libéraux et à la modernisation autoritaire du Kuomintang.

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Parmi leurs revendication, on trouve aussi bien le port obligatoire du costume traditionnel que des mesures strictes pour stopper l'exode rural et une expropriation des biens considérés comme mal acquis, mais aussi une remise en cause des accords avec l'URSS et le retour d'une politique agressive vis-à-vis du Japon et de la Mandchourie.


Le Populaire - 7 novembre 2017 - Vladimir Poutine s'exprime pour le centenaire de la Révolution d'octobre[]

Au delà de la gigantesque démonstration de force et du faste des cérémonies, dont le prix n'a pas été divulgué publiquement, le centenaire de la Révolution d'octobre a été l'occasion d'un exercice d'équilibre périlleux pour le nouveau président de l'Union Soviétique, qui a récemment succédé à Noursultan Nazarbaïev: célébrer à la fois la révolution léniniste de 1917 et les réalisations de l'Union actuelle, bien différente du projet révolutionnaire originel. Il y a en effet peu de choses en commun entre la Russie soviétique de Lénine et l'URSS de 2017, où les inégalités sociales ne sont un secret pour personne et dont l'Eurasisme est le socle idéologique depuis la réforme constitutionnelle de 2002.

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Si la France a choisi de se faire représenter par son ministre des affaires étrangères, de même que le Royaume-Uni, on remarque la présence étonnante du prince héritier afghan, ainsi que la première ministre de l'Union de l'Inde musulmane.

Sans surprise, la Chine, récemment impliquée dans des affrontements limités avec les troupes soviétiques sur la frontière Ouïghoure. Pékin a déclaré dans un communiqué regretter "une telle débauche de moyens pour célébrer une idéologie meurtrière".

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