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Gaston de France

Monsieur Gaston de France, duc d'Orléans

Jamais règne ne fut plus doux, plus tranquille, ni plus heureux que l'a été le sien ; et, en vérité, de semblables princes devraient naître un peu plus souvent, ou ne point mourir.

Jean de La Fontaine

Le 5 septembre 1638, nait le Dauphin Louis Dieudonné, premier enfant de Louis XIII et Anne d'Autriche mariés depuis plus de 23 ans et surtout héritier de la couronne de France, qui montera sur le trône en 1643 sous le nom de Louis XIV, dit « le Roi-Soleil » et dont le règne de 72 ans laisseras une empreintre énorme sur le royaume français. Cette évènement, fêté de tous, vient cependant flouer la personne qui pensait être assuré de succéder au roi, jusqu'alors sans enfant, à savoir son frère Gaston, duc d'Orléans, qui depuis 26 ans était l'héritier présomptif et espérait obtenir des responsabilités dans la monarchie mais fut débouté par la jalousie de Louis XIII et la méfiance du cardinal de Richelieu, puissant ministre du roi.

L'Histoire retient du « bon duc d'Orléans » une figure populaire, qui semblait défendre une conception modéré le royauté, mais ayant trempé dans différentes conjurations et complot afin de pouvoir politiquement éxister et lorsqu'il fut en responsabilité, durant la minorité de son neveu Louis XIV, s'était en qualité de « lieutenant général du royaume » face à la reine Anne, régente désireuse de préserver l'autorité du roi et adversaire des réformes que Gaston appelait de ces voeux mais qui furent décrédibilisés par sa participation à la Frondre et finalement contraint de se retirer au château de Blois, où il finira ses jours en 1660. Pourtant, Monsieur avait eu plusieurs occasion d'espérer devenir roi tant l'état de santé de Louis XIII était fragile, notamment lorsqu'à Lyon, en 1630, il était à l'article de la mort mais survécue, presque, miraculeusement.

Mais si Louis XIII avait finalement succombé et Gaston était devenu roi, quelle aurait été les conséquences ? Comment la monarchie française aurait évoluée ? Quel impact sur l'Europe alors prise dans la guerre de Trente Ans ?

Règne de Gaston Ier[]

Le 20 novembre, à la cathédrale de Reims, Gaston Ier est sacré roi de France et de Navarre par l'archêveque de Sens[1], Octave de Saint-Lary de Bellegarde, succédant à son frère ainé, Louis XIII, mort le 27 septembre 1630 des conséquences d'une inflamation chronique des intestins[2] qu'il traînait depuis l'enfance. Le nouveau roi est âgé de 22 ans, il est aimable, avenant et joviale voir extraverti ce qui tranche complêtement de la morosité taciturne de son prédécesseur, car contrairement à celui-ci Gaston est un bon-vivant qui cultive des sincères amitiés, pour la plupart contradictoire entre-elles, et sa bonhomie le rend populaire comme son goût des farces et tours puéril mais il est aussi capable de commentaires acide et sainglant.

La façon de gouverner de Gaston Ier rompt avec les méthodes sec et brutale de Louis XIII au profit de délibératons collectif recherchant le consensus général, notamment lors des prises de décision au conseil royal dont-il fait élargir le nombre de participant. Patient, il est aussi déterminé à réconcilier les personnes après l'éclatement de conflits, qu'il cherche à éviter le plus possible, jouant le médiateur entre les secrétaires du conseil comme entre le conseil et les parlements, qu'il porte en haute estime car nécéssaire appuient du roi, correspondant à son idéal de « monarchie tempéré ». Cependant, ses qualités et manières pousse Gaston à l'indécision, voir l'inconstance, mais cela peut être interprété comme la volonté d'arbitrer les opinions et de ne pas être soumit à une personne ou une faction, bien que sa grande générosité et magnanimité l'est par moment déservit car souvent abusé par ses proches, si bien qu'un de ses conseillers parle du roi sous le surnom de « Sa Majesté Facile ».

Sacre de Gaston

Sacre de Gaston Ier à Reims

Richelieu remonte le Rhône

Fuite de Richelieu

Gaston Ier partage néanmoins avec son predécesseur une dévotion religieuse mais contrairement à Louis XIII qui suivit les conceptions doctrinaire de la Compagnie de Jésus et eu pour confesseur que des Jésuites, Gaston soutien leur rivaux de l'Oratoire de France qu'il apprécie pour la tolérance et la libéralité dont fait preuve la compagnie, et ayant pour confesseur l'Oratorien Charles de Condren.

La « république des dévots »[]

La mort de Louis XIII marque la fin du ministériat en place depuis 1624 du Cardinal Armand Jean du Plessis de Richelieu, évêque de Luçon, qui avait réussi à rassembler énormément de pouvoir entre ses mains. Le jour même de la mort du roi, le Cardinal prend le chemin de l'éxil de peur d'être emprisonné par ses opposants, voir assassiné compte tenu de la haine existante contre lui et dont il avait tout à fait conscience - Richelieu fit le choix téméraire de se diriger vers la capitale dans l'espoir d'obtenir la protection de Gaston Ier, avec qui il était officiellement « réconcillié », mais arrivé au château de Vincennes, le 29 septembre 1630, il est arrêté par le favori du roi, Antoine de L'Age, seigneur de Puylaurens qui le conduit à la Bastille. Un important procès est par la suite mené le parlement de Paris contre Richelieu à la porté retentissante, tant l'importance de l'accusé et le poid des charges (principalement lèse-majesté et péculat) étaient exceptionnelle, débouchant sur une peine de mort prononcé le 12 octobre 1633, néanmoins l'intervention d'une partie du clergé français et du pape Urbain VIII (qui désiraient que le cardinal soit jugé par un tribunal ecclésiastique) et surtout du roi lui-même, qui gracit le condamné, commuant la peine en internement à vie au fort Louis de la Rochelle.

Avec la chute de Richelieu advient les « dévots » aux affaires royales — appellation, à l'origine péjorative, désignant des notables, cléricaux et laics catholiques partisans de la Contre-Réforme et désireux d'appliquer les principes moraux comme sociaux de la doctrine en France, ils sont partiellements rassemblés dans des sociétés de bienfaisance dont la plus célèbre est la Compagnie du Saint-Sacrement, fondé en mars 1630 par le duc de Ventadour, Henri de Lévis. Politiquement, un « parti dévot » c'était formé contre les alliances diplomatique avec les états protestants d'Europe et la politique bélliqueuse mené contre la maison d'Autriche régnante sur la couronne espagnole et le Saint-Empire romain germanique, qui sont pour les « dévots » les alliés « naturels » de la France.

Au conseil du roi, le chef des « dévots » est le garde des sceaux Michel de Marillac, ancien membre de la Ligue catholique aux moeurs austères, qui s'est distingué comme un adversaire résolu de la politique extérieur du cardinal et un partisan de la réforme de l'état. Son plus important soutien est la reine-mère Marie de Médicis, adhérante à ses idées comme à son programme et généreuse protectrice qui lui obtient la chancelerie à la mort du titulaire, Étienne d'Aligre, en 1635 — aux cotés d'elle, Michel de Marillac peut aussi compter sur la présence de son frère Louis, maréchal de France et de Mathieu de Morgues, aumonier de la reine Marie et évêque d'Orléans, qui par son importante production de pamphlets s'attaque avec férocité aux adversaires de la « politique dévote ».

La vieille Medicis

Reine mère Marie de Médicis

Le vieux Marillac

Michel de Marillac, père du « Code Michau »

La cour est aussi un lieu d'influence des « dévots », avec de grande figure comme Louise de Marillac, soeur des conseillers et co-fondratrice de la congrégation religieuse féminine des Filles de la Charité en 1633, avec le prêtre Vincent de Paul, véritable animateur du courant sur le plan spirituel et morale, convainquant de nombreuses courtisanes et surtout de grandes personnages — Anne d'Autriche, reine-douairière de France; Charlotte-Marguerite de Montmorency, princesse de Condé; Louise-Marie de Gonzague, futur reine de Pologne; Marie-Félicie des Ursins, duchesse de Montmorency — d'agirent au service des pauvres.

Code Michau[]

La première et plus significative des réformes du début de règne de Gaston Ier est l'application de l'ordonnance royale de 1629, surnommé « Code Michau » du nom de son rédacteur, Michel de Marillac. Cette compilation de 461 articles traitent de tout les sujets — organisation militaire, commerce maritime, propriété foncière, justice, administration, institution, mariage, etc... — et fait la synthèse des travaux des états généraux de 1614 et des assemblées de notablede 1617 et 1626. Son adoption fut un bras de fer féroce entre le garde des sceaux et le parlement de Paris, dénonçant les articles qui attaque au droit de remontrance des cours souveraines permettant la révision ou le rejet d'une loi et que Marillac souhaite limiter à 6 mois après la promulgation d'un texte, d'autant que Richelieu, d'accord pourtant sur le fond de cette article comme de la totalité de l'ordonnance, avait encouragé la résistance des parlementaires dans l'unique but de mettre en échec son rival au sein du conseil mais c'est l'intervention de Louis XIII qui trancha la lutte par la convocation d'un lit de justice, obligeant les « robes rouges » à enregistrer le code.

Victorieux du cardinal et hégémonique au conseil, Marillac vas tâcher d'appliquer « son code » qui constitue une grande oeuvre d'unification législative et d'applannissement juridique dans un royaume de France encore marqué par les particularismes provinciaux et les coutumes des corps sociaux éxistants. En somme, le conseiller est un tenant de l'absolustisme de la souveraineté du roi, qui est de droit divin et cherche à limiter le champ d'action des institutions monarchique. L'opinion de Gaston Ier sur l'ordonnance est globalement positive, car il y retrouve les réformes qu'il souhaite mais parallèlement il désir réparer l'affront fait au parlement de Paris, en rencontrant ces membres pour les rassurer dans leurs prérogatives et nommant, dés son ascension, son amis et conseiller Jacques Le Coigneux, seigneur de Bachaumont comme premier-président afin d'avoir un lien direct avec la cour souveraine.

Développement de la marine[]

Une des réformes capitale édicté par les articles du code Michau est l'incitation de la royauté au mercantilisme, notamment sur le plan maritime; les bourgeois peuvent être annoblis si leurs affaires sont bonne et qu'ils arment pour le commerce un bateau durant 5 ans, aussi l'aristocratie peut pratiquer cette activité sans déroger à son rang. Parallèlement, le code institut une forme de protectionnisme sur l'exportation des marchandises, en l'interdisant aux pavillons étranger et reservant aux Français le cabotage entre les ports du royaume. Le roi doit lui tenir armée une flotte permanente de vaisseaux de guerres afin de protéger ceux de commerces.

La Couronne

La Couronne — premier vaisseau de haut bord construit en France

Cette nouvelle politique maritime doit cependant être appliqué et Gaston Ier choisit pour cette tache le duc Henri II de Montmorency de part sa qualité de « Grand » comme son expérience dans les affaires navales, nommé en 1631 grand-maître de la navigation et recouvrant sa charge d'amiral de France, puis obtenant celles de Provence et de Guyenne ce qui lui offre une autorité complête sur les littoraux du royaume à l'exception de la Bretagne. Poursuivant l'édification de la Marine royale, Montmorency profite de la période de paix avec les puissances maritime d'Espagne, d'Angleterre et de Hollande pour construite de nombreux navires de guerre atteignant en 1640 un total de 100 vaisseaux et 40 galères spécifiquement utilisées pour la mer Méditerranée — le bâtiment fleuron de la flotte française est alors la Couronne, lancé en 1637, se voulant la réplique du Sovereign of the Seas de la marine anglaise.

En 1639, Gaston Ier cède à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dit des « Hospitaliers » une parcelle de terrain à Toulon afin d'y construire une commanderie pour former les gardes-marines servant sur les galères. Veritable embryon d'institution de formation structuré d'officiers de marine cherchant à profiter de l'expérience de l'ordre siégeant à Malte et combattant en Méditerrannée.

Expansion coloniale[]

La cour de « Babel »[]

Notes[]

  1. Le choix d'un prélat étranger de l'archidiocèse de Reims pour diriger la cérémonie s'explique par l'âge (16 ans) et la non-ordination du titulaire, Henri II de Lorraine-Guise.
  2. Louis XIII était certainement atteint de la maladie de Crohn.
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