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Bataille d'Arques

Bataille d'Arques — épisode important de la guerre de succesion de France, où Henri IV faillit perdre la vie

Le 1er août 1589, Henri III, dernier roi de la maison capétienne des Valois est assassiné par un moine fanatique, du nom de Jacques Clément — cet épisode est la conclusion de l'affrontement entre la Ligue catholique et le souverain sur la question de sa succession, car étant sans enfant la couronne doit passer à son cousin protestant, Henri de Bourbon. Durant toute la décénnie suivante, Henri IV combattu les armées ligueuses avec de nombreux succès militaire, notamment à Ivry et Fontaine-Française, mais c'est une décision politique, sa conversion au catholicisme en 1593, qui décide du ralliement des français au nouveau roi — l'année suivante, le Navarrais entre dans Paris et enfin en 1598, il proclame l'édit de tolérance de Nantes, mettant fin à 36 ans de guerre de Religion en France.

Pourtant, au tout début de son règne la situation militaire et politique d'Henri IV était extrêmement tendue — dirigeant le siège de Paris, bon nombre de ses lieutenants catholiques et protestants l'abandonne et le force à se réfugier en Normandie où il pourrait obtenir le soutien de l'Angleterre protestante, alors que de nombreuses villes françaises étaient sous le contrôle de la Ligue catholique, comme Lyon, Reims, Rouen, Nantes, Toulouse, Marseilles, etc... À la mi—septembre, rétranché dans le bourg côtier d'Arques, où il doit subir l'assaut d'une armée de Ligue, en supériorité numérique, mais l'arrivé in extremis de renforts anglo-écossais sauve Henri IV d'une destruction certaine et de la fin prématurée de son cause.

Que se serait-il passé si l'aide d'outre-Manche n'étais pas parvenu à Arques? Que se serait-il passé si la Ligue catholique était sortie vainqueur de la huitième guerre de Religion?

De Bourbon en Bourbon[]

Archicatholique

Charles X de France

Le 28 septembre 1589, le maréchal Jean VI d'Aumont signe la rédition du château d'Arques, après plusieurs jours d'assaut mené par les des soldats du duc de Mayenne — malgrès l'impénétrabilité du fort et le succès de l'artillerie royaliste, le commandant à préféré stopper les combats en raisons de pertes énormes et de la mort, la veille, d'Henri de Bourbon, qui fut grièvement blessé en défendant les murailles d'Arques. «Roi de France» durant 56 jours, la loi salique qui l'avait ammené à revendiquer le trône de Saint-Louis désigne désormais son oncle Charles Ier de Bourbon, cardinal-archvêque de Bourbon, que la Ligue catholique reconnaissait déjà comme successeur légitime des Valois, sous le nom de «Charles X». Celui-ci est cependant hors de contrôle des ligueurs, car emprisonné à Fontenay-le-Comte, dans le Poitou, par le roi de Navarre, en plein territoire huguenot

Durant l'automne, les royalistes catholiques parviennent pourtant à libérer Charles X et à l'amener à Tours, où siège le gouverment royal depuis la révolte de Paris — le «roi-cardinal» est pourtant un catholique zélé, ouvertement proche de la Ligue mais selon ses contemporains c'est un esprit médiocre, au charactère mou et indécis, qui doit sa surprenante libération aux tractations de son neveu éponyme, Charles II de Bourbon, cardinal de Vendôme et garde des sceaux d'Henri IV, menés avec le gouverneur protestant Philippe Duplessis-Mornay, partisan de l'apaisement. Parralèlement, Vendôme entretient des liasons secrètes avec les ligueurs modérés, et en janvier 1590 il quitte Tours en direction de Paris accompagné de Charles X. Le 15 janvier, est signé le traité de Rambouillet, dit «traité des Princes» par le roi, ses neveux et les Grands ligueurs dirigé par Charles de Lorraine, duc de Mayenne — auréolé de sa victoire à Arques, chef de la Ligue et dirigeant du royaume sous le titre, auto-proclamé, de «lieutenant général de l'État et de la Couronne de France», le prince lorrain obtient la charge de connétable et le gouvernement héréditaire de la Champagne, de Bourgogne et de Provence. Ces importantes concessions en font le personnage le plus important de France, mais l'objectif pour les Bourbon est à la fois de l'isoler et de l'attacher à la cause du roi.

Procession de la Ligue 1590

Procession de la Ligue à Paris

Le 1er février, Charles X et les princes entrent dans Paris — la ville est dans une liesse perpétuelle depuis 6 mois, l'assassinat d'Henri III, la mort d'Henri IV et la «réconciliation» avec royalistes sont célébrés comme des signes de «bénédiction divines» et les processions se multiplient partout dans les villes dirigées par la Ligue. Les institutions de la capitale acceuillent en grande pompe le roi, affublé par le peuple des surnoms de «Charles le Pieux» ou «Charles l'Archicatholique», et les prédicateurs le compare à la figure biblique du «roi-prêtre» Melchisédech, ce qui témoigne d'un attachement populaire pour Charles X.

Chez les protestants, la mort d'Henri de Navarre a profondément frappé le parti huguenot, déjà déchiré entre les radicaux — représentés par des figures telles que le poête-guerrier Théodore Agrippa d'Aubigné ou le vicomte de Thouars, Claude de La Trémoille — et les modérés — représentés par Philippe Duplessis-Mornay ou Maximilien de Béthune. Les premiers remporterons la direction de la «religion réformée» en proclamant, par une assemblée générale réunie le 16 avril, à La Rochelle, que Henri II de Bourbon, prince de Condé et héritier présomptif de Charles X selon l'ordre de succession salique, serait élevé dans la foi calviniste.

États généraux[]

Parmis les clauses du «traité des Princes», la principale concerne la tenue d'états généraux devant régler définitivement la question de la succession au trône qu'avait provoqué la mort d'Henri III. Le 3 février, la convocation de l'assemblée à Melun, au sud-ouest de Paris, est officiellement proclamée ainsi que la tenue d'élections dans le du royaume, qui sont émaillées d'irrégularité grossière, où royalistes et ligueurs se concurrencent malgrès leurs «unions» — les députés des provinces où les protestants sont majoritaires ou au pouvoir sont tout simplement rejeté des états, même ceux catholiques car soupçonné d'être des «hérétiques déguisés». Le 11 mars, s'ouvre la première séance des états généraux dans le château de Melun, ancienne résidence des rois de France, où sont réunis environs 200 députés des trois ordres du royaume.

Etats de la Ligue

Caricature huguenote des états généraux de 1590

Les premières décisions prise par l'assemblé fut de reconnaitre Charles X, comme roi de France, car si le parlement de Paris et le conseil de l'union de la Ligue l'avaient proclamé souverain, c'est pour les provinces une nécéssité pour marqué leur autonomie par rapport à la capitale et faisant totalement fi du sacre royal à Reims — les députés de cette ville, de même que ceux de Rouen et de Lyon ont principalement porté cette revendication et le député parisien, le théologien ultra Jean Boucher, fit un réquisitoire contre l'évolution «absolutiste» de la monarchie française et appele à revenir à une royauté élue, empruntant à son profit la réthorique des monarchomaques protestants. Les débats s'intisifient lorsque le sujet de la succession de Charles X est abordé, il est agé, célibataire et encore lié à ses fonctions éclésiastique, donc évident qu'il n'aura pas d'héritier direct — deux camps s'affrontent, les partisans d'un candidat français et les partisans d'un candidat étranger à la maison de Bourbon, mais surprenament Charles X s'est montré inflexible contre les seconds en raison de l'attachement profond aux intérêts de sa famille. Mais malheursement pour ses neveux, le «roi-cardinal» meurt le 25 mars, affaiblie par une fièvre malgine depuis plusieur mois, avant qu'un héritier soit désigné.

Désormais, la succession au trône de France s'alourdie, car ce n'es plus un héritier qu'il faut nommé mais un roi, d'autant que les règles diffèrent et s'affrontent, notamment chez les «royalistes», qui à l'origine partisan de la loi salique furent contraint de reculer à la nouvelle de la «proclamation de La Rochelle» qui exclut le prince de Condé de la succession — à l'ouverture des états, le roi et les princes avaient adhéré à l'édit de Nemours de 1585, qui interdit aux protestants d'accéder à des fonctions publique et que les députés applique à la succession au trône. Le principe essentiel qui a durant quatre siècles régit la dévolution de la couronne en France fut balayé, et désormais seul le degré de parenté avec les derniers rois de France et les liens politiques sont pris en compte, débouchant, pour la première fois depuis 987[1], à l'élection d'un roi.

Six candidats principaux sont en compétition:

  • François de Bourbon, prince de Conti (né en 1558) — premier neveu de Charles X et oncle ainée du prince de Condé. Il est soutenue par une large majorité de royalistes, mais cette ancien protestant, convertit au catholicisme, a été un soutien loyal à Henri de Navarre et un adversaire de la Ligue, ce qui lui aliène les votes des députés ligueurs;
  • Charles II de Bourbon, cardinal de Vendôme (né en 1562) — frère cadet du précédent. Il est fait cardinal mais n'a pas reçu d'ordination ou d'épiscopat, et peut donc facilement retourner à la vie laïc. Conseiller principal de Charles X et catholique convaincu, réunissant le soutien des royalistes et des ligueurs modérés, il est le candidat le plus probable;
  • Charles Ier de Lorraine, duc de Guise (né en 1571) — fils d'Henri de Guise, dit «le Balafré» et descendant, par son arrière-grand-mère paternelle, Renée de France, du roi Louis XII. Il est soutenue par les ligueurs anti-Bourbon qui capitalisent sur la figure populaire de son père et sur le puissant réseau familliale de la maison de Guise à la tête de la Ligue, ce qui en fait le concurrent le plus sérieux avec le précédent;
  • Charles II de Lorraine, duc de Mayenne (né en 1554) — oncle du précédent. Il joue sur plusieurs tableaux en soutenant la candidture de Guise, tout en avançant un plus proche parenté avec Louis XII et malgrès le fait qu'il soit un cadet de la maison de Lorraine.
  • Charles III, duc de Lorraine (né en 1543) — époux de Claude de France, tante d'Henri III. Coutumier de la cour de France durant toute les guerres de Religion et catholique zélé membre de la Ligue, il fonde sa revendication au trône sur sa descendance «direct» des carolingiens;
  • Isabelle Claire Eugénie d'Autriche (né en 1566) — fille de Philippe II d'Espagne et d'Élisabeth de France, soeur ainée d'Henri II. Sa candidature est proposé par son père, qui cherche à subjuguer la couronne de France aux possessions de la maison d'Habsbourg, mais l'idée d'une reine «régnante» et «étrangère» est très majoritairement combattu parmis les états généraux et est soutenue par une poignée de députés, proche des ultras-catholiques parisiens.

Élections du roi[]

Après un mois d'arrêt des réunions des états généraux pour le deuil et l'enterrement de Charles X dans la crypte royal de Saint-Denis, les élections reprennent en juin. Le prince de Conti est alors le candidat naturel pour les royalistes, étant sourd et boiteux, certains espèrent voir en lui un outil soumis et obéissant aux factions mais c'était sans compter sur sa haine de la Ligue catholique — les ultras, très mefiant de lui, cherche à lui retirer tout légitimité en l'accusant d'être un protestant caché et lui applique la conception espagol de «limpieza de sangre» (esp:pureté par le sang), pour le discrédité par son passé et sa paranté huguenote. L'entêtement de François de Bourbon, à ne pas adhérer à l'édit de Nemours, le discrédite aux yeux des royalistes d'autant que la Ligue soutien en réaction le duc de Guise, 20 ans, dont la candidature royal faisait déjà des émules lors de son entrée à Paris, où il avait réussit l'exploit d'éclipser Charles X auprès de la population.

La candidature de Charles Ier de Lorraine, fut défendu par son oncle Mayenne, mais celui-ci n'avait pas le charisme et l'aisance rhétorique de son défunt frère Henri le Balafré, et parvient à se ridiculiser tout en découvrant son charactère défiant et ambitieux lorsqu'il se présente comme l'héritier du duc encore célibataire. Il n'empêche que Guise avait du soutient parmis les députés ligueurs, mais c'est à ce moment là que la candidature du cardinal de Vendôme est avancé comme un compromis, recevant même l'approbation de certains ultras qui caraissent l'idée farfelu de transformer la France en une théocratie cardinalice rataché aux États pontificaux. Au début juillet, l'élection d'un souverain non-capétien semble ce déssiner pour la première fois, mais elle est empéché par la candidature surprise du duc de Lorraine qui provoque une querelle dynastique: Guise et Mayenne sont tout deux issue d'une maison cadette du duc souverain, qui lui-même se réclame de l'Empereur Charlemagne, le propulsant au statut d'ainé des Lorrains.

Election royale

Élection du Charles XI

Le 11 juillet, l'ambassadeur d'Espagne, Bernardino de Mendoza, dépose la candidature de l'Infante Isabelle Claire Eugenie sous forme d'ultimatum aux états généraux — le diplomate était alors très lié aux ultra-catholique, connue pour avoir soutenue la révolte de Henri de Guise et ratifié le traité de Joinville qui lie Madrid à la Ligue catholique, avait reçu l'ordre de faire intervenir le duc de Parme, gouverneur des pays-bas espagnol, dans la guerre civile. Cette action à pour effet inverse de précipiter les députés dans les bras du candidat Bourbon, reveillant les sentiments galican dans le clergé français et l'attachement patriotique dans le tiers-état. Le 20 juillet, le premier president du parlement de Paris, Barnabé Brisson, qui passait pour un ligueur publia un arrêt maintenant la couronne de France dans la maison capétienne — l'ainé Condé est exclu car protesant et le second Bourbon, Conti, refusa la couronne en quittant les états généraux, il est alors décidé de placer sur trône le cardinal de Vendôme.

Le 3 août, le cardinal apparait devant l'assemblée, acceptant le titre royal qui lui est offert — le 16 août, il est sacré sous le nom de Charles XI à Reims, alors gardé par le duc de Lorraine qui est le premier à le reconnaitre roi par cette acte. Charles, agé de 28 ans, est parvenue à obtenir une couronne qui ne lui était nullement destiné grace à un concours de circontances historique incroyables, mais désormais il doit agir pour sortir la monarchie française d'une de ses plus graves crises.

Charles XI[]

Notes[]

  1. Date de l'élection d'Hugues Capet, premier des capétiens sur le trône français
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