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RichardIII

Richard III d'Angleterre

Au milieu des années 1480, l'Angleterre semble sortir des conflits dynastique qui la déchire depuis plus de trois décénnies — débuté en 1455, les maisons de Lancastre et d'York, deux branches cadettes de la dynastie Plantagenet, se sont affronter pour le trône anglais, dans, ce qui sera appelé plus tard comme étant, la guerre des Deux-Roses (eng: War of the Roses). Les Yorks semblent finalement l'emporter, si bien qu'à la mort Édouard IV, en avril 1483, aucune contestations à sa succession par son fils ainé, le jeune Édouard V agé de 12 ans, est faites. Une régence s'impose néanmoins, dirigé par le duc Richard de Gloucester, oncle du roi et lord-protecteur du royaume, qui parvient à soumettre ses principaux concurents, la reine Élisabeth Woodville et ses frères. Pourtant, Gloucester renverse Édouard V du trône en juin et s'empare de la couronne, déclarant les enfants d'Édouard IV comme illégitimes, car celui-ci aurait été déjà marrié à une autre femme.

Bien que Richard III accède au trône par l'usurpation et l'assassinat des ses neveux Édouard et Richard de Shrewsbury, son règne promettait d'être une réussite. Aristocrate courageux et pieux, il rassemblait aussi tout les traits du souverain réaliste et pragmatique, que dépeindra, trente ans plus tard, Nicolas Machiavel dans son traité politique; Le Prince. Mais il ne regna que deux ans, trouvant la mort en 1485, à Bosworth, contre son ultime concurent au trône; Henri Tudor, plus connue sous le nom d'Henri VII. De cette date l'ont marque la fin de la guerre des Deux-Roses et le début de la Renaissance anglaise, vouant aux gémonies Richard III devenue la figure archétypal du tyran assassin, méchant et immoral, tel dépeint dans la pièce éponyme du dramaturge William Shakespeare.

Imaginons alors que Richard III soit sorti vainqueur de la bataille de Bosworth. À quoi aurait ressemblé l'Angleterre et l'Europe avec la maison d'York à sur le trône ?

Fourchette[]

Bosworth

Charge de Richard III à Bosworth

Le 22 août 1485, à Bosworth, les armées de Richard III et d'Henri Tudor se font face, avec un avantage numérique pour le roi sur son adversaire. La bataille commence par l'offensive des lancastriens menée par le comte d'Oxford contre les hommes du duc de Norfolk. La melée est brutale et surprenamment les forces d'Henri prennent le dessus sur celles de Richard, malgrès leurs positions en amont de colline ainsi que leurs nombres supérieur — si bien que Norfolk est tué en plein combat, retirant aux yorkistes un important commandant. Le moral commença alors à flancher du côté des forces de Richard, mais ce dernier ne s'avoue pas vaincue et voyant Henri Tudor quitter le champ de bataille, le roi prend l'initiative de directement frapper le commandant adverse et mettre un terme au combat. La charge de chevalerie bouscule vioalement la garde d'Henri, qui survie de justesse, tandis que Richard, isolée du reste de son armée et sans monture, est tué les armes à la main.

Le dernier acte de la bataille de Bosworth reste célèbre par la charge désespéré de Richard III contre Henri Tudor, mais il est important de noter que durant tout l'affrontement, deux commandants appuyer de plusieur milliers d'hommes sont restés en retraits avant de choisir un camps; les frères Thomas et William Stanley. Ces deux yorkistes avaient des dissenssions avec Richard III et lors du débarquement d'Henri Tudor, ils adoptèrent un comportement attentiste, observant comment le combat allais évoluer pour ensuite intervenir. Dans notre temporalité, l'échec de la charge de Richard III a poussé William Stanley à intervenir du côté d'Henri Tudor, mais si le prétendant lancastrien avait été tué, est ce que les Stanley aurait ralliés le roi yorkiste ?

Henri VII

Henri Tudor, comte de Richmond — dernier prétendant lancastrien au trône d'Angleterre

Une lance de la garde de Richard III atteint Henri Tudor, avec ses portes étandards tués par la charge yorkiste, le drapeau vert et blanc du prétendant à terre aurait semé la panique parmis sa troupe. Le lord Thomas Stanley, observant non-loin sur les hauteurs, se serrait rangé du coté de Richard III étant donné que son fils ainée, Georges, était l'hotage du roi tandis que William reste statique. À l'arrière, le comte de Northumberland qui s'était mit en retrait de la bataille vient finalement en aide au roi. Tandis que les mercenaires français, composant la masse des hommes de Tudor, se rendent, le comte d'Oxford et une centaine de milicien gallois tiennent jusqu'au bout, avant d'être encerclé et refusant de se rendre, seront finalement tués.

Victoire de la Rose blanche[]

Après sa victoire à Bosworth, Richard III décide de rentrer à Londres afin d'y faire un triomphe auprès de la population citadine, notamment marchande, qui le soutient et de réunir au plus vite un parlement — les corps d'Henri Tudor et du comte d'Oxford furent anonymement inhumés dans une chapelle franciscaine, quelques années plus tard des tombes furent érigés. De tout l'Angleterre, les messages de félicitation sont envoyés au roi pour sa victoire, les villes du nord, en particulier York, témoignent de leurs joies et fidélités à l'égard de Richard III tandis que le sud affiche des éloges d'apparat.

Le 7 novembre, le second parlement du règne de Richard III s'ouvre, avec pour même président des Communes Sir William Gatesby, chancelier de l'Échiquier qui avait déjà dirigé la précédente assemblée. En état de grace par sa victoire, le roi vas d'abord distribuer les bons à ses serviteurs, notamment en rapport à leurs actions durant la bataille de Bosworth: le fils ainée du duc de Norfolk, Thomas Howard, hérite des titres et charges de son père; John de la Pole, comte de Lincoln, voit ses pouvoirs dans le nord du royaume renforcés et les Stanley sont récompensés pour leurs « bonnes » conduites; Thomas obtient de nombreux subsides et William voit sa trahison pardonné. La seule disgrace fut prononcé contre le comte de Northumberland, Henry Percy, qui fit l'objet d'un attainder[1] — son engagement tardif durant la bataille servi de prétexte à sa condamnation, qui tient plus de la rivalité qu'il entrenait avec Richard depuis plusieurs décénnies — avec confiscation de titre et emprisonnement à la tour de Londres.

Parlement de Richard

Session du second parlement de Richard III

Le parlement confirme les réformes anoncés lors de sa dernière session en 1484, les benevolences[2], alors supprimés mais recrés sous la forme de courtesies par nécéssités de défendre le royaume contre Henri Tudor, sont de nouveaux proscrites. Les rapports de l'Échiquier sur la corruption des shérifs et la roulement de l'administration sont examinés et adoptés par les députés. Les lois protectionnistes visant à renforcer le commerce anglais face aux marchand italiens sont entendues aux villes de la Ligue hanséatique. Enfin, et celà deviendra une habitude de Richard III, des affaires judiciares communes sont jugés, renforçant la popularité du roi et son image de souverain justicier.

Marriage avec Jeanne de Portugal[]

L'un des épisodes du parlement fut la massive et, semble-t-il, sincère félicitation des représentants adressés au roi, lorsque la nouvelle de son remariage fut officielement annonçé. Depuis la mort d'Anne Neville en mars 1485, Richard III se trouvait veuf. Cette situation était d'autant plus périlleuse qu'il avait du déjà essuyé la mort de leurs fils unique et héritier au trône, Édouard de Middleham, au milieu de l'année 1483, il y'avait donc nécéssité à des épousailles royale afin de renforcer la dynastie. Richard reçu rapidement une proposition du roi Jean II de Portugal, ce dernier offrait la main de sa soeur Jeanne en échange de celle d'Élisabeth d'York, fille illégitimé d'Édouard IV, pour son cousin le duc Manuel de Beja. Le 16 décembre 1485, le lord Brampton, ambassadeur d'Angleterre à Lisbonne, ratifia l'accord et prononça les fiançailles de Richard III d'Angleterre avec la princesse Jeanne de Portugal.

Jeanne Portugal

Jeanne de Portugal

Débarquant en mai 1486 dans le Hampshire, elle épouse Richard III, le 13 mai, au palais de Placentia puis est couronnée reine d'Angleterre au palais de Westminster quelques jours plus tard. La reine Jeanne est agée de 34 ans, ce qui est un âge très avancé pour une femme mais cela n'a nullement freiné Richard III, qui désire ardemment cette union — la nécessité de produire une descendance, l'occasion de forger une alliance diplomatique mais surtout l'opportunité de renforcer la légitimité de Richard III, car Jean II et Jeanne de Portugal sont dynastiquement les ainées de la maison de Lancastre après la mort d'Henri Tudor[3]. L'unification des maisons rivales d'Angleterre est donc un formidable outil de propagande pour Richard d'autant que la reine apporte avec elle l'aura de sainteté qui fait sa réputation. Les deux époux, qui ne se connaissaient pas, formeront un couple uni, notamment autour de la religion, renforcé par la naissance, le 11 janvier 1487, de leur premier enfant Richard, plus tard investit prince de Galles.

La Guerre folle[]

Avec la fin de la guerre des Deux roses, Richard III peut enfin mener une politique active sur le continent après plusieurs décénnies d'abscence — le plus marquant était l'inaction d'Édouard IV face à la guerre de succession de Bourgogne, après la mort de Charles le Téméraire en 1477, où la France pu dépecer le principal allié de l'Angleterre, qui fu totalement écarter des dispositions du traité d'Arras de 1482. Quand il était encore duc de Gloucester, Richard était partisan d'une intervention anglaise dans le conflit mais il se soumit à l'indécision de son frère ainée. Désormais fermement assis sur le trône anglais, Richard peut enfin mettre en oeuvre sa politique étrangère ambitieuse, d'autant que de l'autre côté de la Manche une guerre civile prenait de plus en plus d'importance et l'Angleterre était appelé y jouer un rôle important.

Anne Beaujeu

Anne de France

À la mort de Louis XI en 1483, son fils Charles VIII, agé de 13 ans, monte sur le trône mais étant trop jeune pour gouverner la conduite des affaires est assuré par deux « régents[4] »: sa sœur ainée, Anne et son époux Pierre II de Beaujeu, duc Bourbon. Continuateur de la politique du précédent roi, ils doivent faire face aux victimes de la politique du défunt roi de France, que sont les grands aristocrates français, dont le chef n'est autre que l'héritier présomptif du roi Charles et beau-frère d'Anne de France, le duc Louis II d'Orléans — jeune et ambitieux prince, il pâtit de l'attention que Louis XI lui porta, ayant été mariée de force enfant à Jeanne de France, une princesse boiteuse soupçonné d'infertilité. Par ses droits dynastique le duc d'Orléans réclame la régence et parvient à convoquer les états généraux en 1484 à Tours, si les Beaujeu sont constestés ils parviennent à se maintenir grace au soutien affirmé de Charles VIII à sa sœur. Face à l'impasse politique, Louis d'Orléans conspire pour renverser la régence mais échoue dans ses tentatives d'enlevement du roi ou de soulevement de Paris, étant à chaques fois rattrapé par l'armée royale et est contraint de se soumettre en novembre 1485.

Une trêve d'un an est observé par la régence et le duc dans l'objectif de renforcer leurs position. Déjà soutenue par de nombreux aristocrates, Louis d'Orléans renforce sa cause en s'alliant au duc François II de Bretagne et à l'archiduc Maxilimien d'Autriche, étandant le conflit à l'extérieur des frontière française — en juin 1486, Maximilien envahit la Picardie avant d'être repoussé, le comte de Dunois rejoint l'opposition aux Beaujeu en s'emparant de Parthenay et le 11 janvier 1487, le duc d'Orléans s'enfuit de Blois pour rejoindre François de Bretagne. La révolte est ouverte et la réaction de la régence ne se fait pas attendre; le 7 mars, l'armée royale prend Bordeaux entre les mains de Charles d'Alençon, le 15 mars c'est Dunois qui doit quitter Parthenay pour la Rennes et Alain d'Albret, révolté avec l'aide de la Castille, est battue dans le sud à Nontron.

Intervention de l'Angleterre[]

La ligue de Louis d'Orléans se trouve dans une très mauvaise situation; l'archiduc d'Autriche est de nouveau repoussé d'Artois par le maréchal d’Esquerdes et la noblesse bretonne signe avec la France un traité d'alliance contre François II — prétextant la présence d'Orléans et Dunois dans la principauté, elle reste sourd à la mobilisation de son seigneur. L'armée royale parvient à conquérir tout l'est du duché durant la seconde moitié de l'année 1487, ne laissant au duc que Nantes, où il s'est réfugié, et les provinces de Cornouaille et Léon qui le soutienne. Au début 1488, la révolte semble alors terminé et le parlement de Paris déclare les duc d'Orléans et de Bretagne rebelles, tandis que Charles VIII et Anne de Beaujeu rentre à Paris — d'autant que les Flandres se révoltent contre Maximilien d'Autriche, retirant un important soutient à la ligue.

François II de Bretagne

François II de Bretagne

François II de Bretagne entretient des relations particulière avec Richard III d'Angleterre depuis le début de son règne — tout en réclamant l'envoie d'archers royaux, le duc entretenait une centaine d'opposant anglais, notamment le prétendant Henri Tudor. L'invasion de la Bretagne par la France et la compétition naissante entre les membres de la ligue concernant la main d'Anne de Bretagne, fille-héritière de François II, le pousse à officiellement demandé, en avril, l'intervention militaire de Richard III.

Le roi d'Angleterre entre dans le conflit avec minutie car l'état de ses finances ne lui permet de dépenser sans limites; les réformes économiques n'ont pas encore donnés de résultats, l'arbitraire royal sur la fiscalité à été réduite et depuis la mort d'Édouard IV, l'important tribu de la France versé depuis le traité de Picquigny a été stoppé. Néanmois, Richard III peut compter sur le soutien populaire pour une pareille entreprise guérrière contre les français et surtout de la garantie de financement par le duc de Bretagne. En juin, la flotte anglaise sous la direction du capitaine de Calais John de Gloucester, bâtard de Richard III, disperse les pirates normands des côtes bretonnes et le 11 juillet, 5 000 hommes sous le commandement du duc de Norfolk débarque à Nantes. Au même moment, l'armée royale française sous la direction de Louis II de la Trémouille entreprend le siège de Fougères, qui au bout d'une semaine tombe.

Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier[]

Remarques[]

  1. Une loi du parlement anglais adopté sur la base de fortes présomptions sans nécéssairement de preuves, contre n'importe qui et débouchant sur d'importantes peines: comdamnation à mort, confiscation de biens et/ou de titres de noblesse, emprisonnement
  2. Un type d'impôt ou d'emprunt forcé, initié par le pouvoir royal, sur les sujets du royaume
  3. Henri Tudor était le dernier descendant mâle « direct » du duc de Lancastre tandis que les rois de Portugal descendent depuis le roi Édouard, de Philippa de Lancastre, fille ainée de Jean de Gand
  4. Officiellement, Anne de France est la tutrice de Charles VIII et Pierre de Bourbon est un conseiller parmis d'autres au sein du conseil de régence
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