Uchronie Wiki
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Le Reich allemand est un État en Europe de l'ouest, organisé sur un principe confédéral depuis la fin de la guerre civile allemande.


L'immédiat après-guerre[]

Jamais officiellement abolie, la République de Weimar reprend son fonctionnement en ignorant la parenthèse hitlérienne. Les conservateurs décrédibilisés par la signature du traité, les communistes et les nationaux-socialistes interdits, les élections portent au pouvoir une coalition de la SPD, du Zentrum et de différents partis libéraux. Mais ce gouvernement modéré est un trompe l'oeil: la situation est explosive, et la population reste farouchement nationaliste dans sa majorité.

Annoncée par Goebbels lors de l'entrée des troupes alliées sur le territoire du Reich, le Werwolf, l'organisation de résistance nazie, se constitue effectivement dans les mois qui suivent la signature du traité. Menant d'abord des actions contre les troupes d'occupation, il subit assez vite une répression importante qui le pousse à se replier en zone non-occupée et à concentrer ses actions contre la République et les conservateurs.

Ne pardonnant pas la trahison des militaires et des aristocrates, le Werwolf se rapproche de plus en plus des positions de l'aile gauche du nazisme originel, appelant au renversement des hiérarchies traditionnelles et à la socialisation de l'économie. Ludwig Beck est l'une de leurs victimes, peu après la démission de son gouvernement.

D'autres tendances d'extrême-droite préfèrent la voie de la légalité, en renonçant à se revendiquer du régime nazi, d'autant plus que l'aura de l'ancien chancelier a sensiblement faibli lors de son procès, où son esprit brouillon et son dérangement mental sont apparus au grand jour (les théories du complot ne cesseront d'ailleurs jamais d'évoquer un acteur ou l'administration de drogues). Le groupe paramilitaire Stahlhelm est reconstitué, tandis que de véritables contre-sociétés nationalistes se constituent partout en Allemagne, particulièrement dans le milieu des expulsés des Sudètes, de Sarre et de Prusse orientale.

Le KPD, finalement autorisé, ne parvient pas à retrouver sa puissance d'avant-guerre, d'autant plus que l'Internationale est revenue à une doctrine "classe contre classe" inaudible, refusant toute alliance avec les sociaux-démocrates.

Les groupes paramilitaires réapparaissent, plus forts que jamais, avec notamment le Reichsbanner Schwarz Rot Gold républicain, dont les membres jurent de ne pas laisser une deuxième fois l'Allemagne aux fascistes sans combattre jusqu'à la mort.

En dépit de sa perte de prestige, Hitler, finalement pendu après un long procès, suscite pour son enterrement des manifestations massives qui

Vers la guerre civile[]

En dépit de difficultés économiques posées par les tensions politiques, le coût de l'armée d'occupation et des politiques de désindustrialisation plus ou moins déguisée menée par les Français, l'Allemagne des années 1960 connaît une certaine embellie sur les plans économiques et sociaux et un apaisement relatif des tensions politiques.

Le Werwolf officiel dépose les armes en 1961 (en réalité, il ne rend que les armes lourdes) contre une amnistie pour ses membres, à la grande fureur des Français et des Britanniques. Une partie réduite des militants choisit de poursuivre la lutte armée, privilégiant l'action spectaculaire comme l'assassinat de personnalités du monde de la culture, mais l'essentiel des militants et dirigeants forment une organisation légale, le Parti National-Révolutionnaire, qui se revendique explicitement d'Ernst Röhm. Le Front Noir des frères Strasser, reconstitué après-guerre, connaît un succès inattendu, attirant beaucoup de jeunes attirés par les contre-cultures venues du monde anglo-saxon et l'ésotérisme, cherchant à construire des contre-sociétés autour des écrits de Julius Evola et d'autres théoriciens du rejet de la modernité.

Tout bascule en 1969, avec la grande crise pétrolière entrainée par les conflits au Moyen Orient entre Saoudiens et Hachémites. L'économie industrielle de l'Allemagne s'effondre, le chômage explose, et les partis extrémistes connaissent un afflux de militants; même le vieux KPD se renforce, recevant d'importants subsides de Moscou. Le souvenir du tournant de 1929 est dans toute les têtes.

Le terrorisme du nouveau Werwolf s'accentue, tandis qu'apparaît un terrorisme d'extrême-gauche derrière la Rote Armee Faktion. Les démonstrations de force des milices, y compris pro-gouvernementales, sont monnaie courante, tandis que les coalitions au pouvoir font valser les gouvernements.

En 1974, les partis de la droite dure parviennent à surmonter leurs vieilles rancune et à nouer une alliance électorale qui remporte les élections, aidée par la peur de la RAF, vue comme la main de Moscou, et des tensions avec la France, jugée responsable du désastre économique. Après une année de tensions, le vote de lois antiterroristes jugées liberticides provoque une réaction violente de la gauche. Dans la ville étudiante de Göttingen, le Front Rouge communiste, l'Action Antifasciste et des éléments de la RAF parviennent à la stupeur générale à désarmer les forces de l'ordre et à proclamer une commune populaire. Les syndicats de gauche lancent une grève générale pour éviter l'écrasement de la ville et exiger de nouvelles élections.

Après plusieurs jours d'hésitation, les dirigeants de la Reichsbanner Schwarz-Rot-Gold, terrifiés à l'idée de revivre 1933 sans réagir, proclament l'insurrection. Dans un climat d'insurrection générale, le gouvernement quitte Berlin le rouge pour Dresde. Dans la capitale, un gouvernement de transition dominé par la SPD voisine avec un gouvernement révolutionnaire qui élit domicile dans le quartier ouvrier de Neukölln.

La guerre civile allemande a commencé.


Les débuts de la guerre[]

Alors que l’État central s'effondre, le gouvernement des différents Länder devient un enjeu capital pour les différentes factions. En Bavière, les factions de gauche sont rapidement mises hors d’État de nuire avec le soutien de la Reichswehr, mais le gouvernement conservateur, désireux de conserver son autonomie et méfiant vis-à-vis des militaires prussiens protestants et des nationaux révolutionnaires décadents, encourage fortement les troupes régulières à quitter le territoire et organise sa propre force de défense, tandis que les organisations catholiques prospèrent sur la ruine des institutions dans tout le sud de l'Allemagne.

En Rhénanie, les forces de gauche s'opposent avec succès à un coup d’État militaire, l'ouest du pays devient un bastion républicain, au moins sur la rive droite.

Sur la rive gauche, en effet, le gouvernement français, alors dirigé par François Mitterrand, décide d'une intervention armée dont il considère que les derniers accords de rapatriement des forces d'occupation lui donnent le droit, en dépit de la condamnation de toutes les factions allemandes.

Les troupes françaises rencontrent une résistance inattendue, qui ne se limite pas aux groupes d'extrême droite, mais implique les forces de l'ordre et une large partie de la population. On admet aujourd'hui que l'intervention française a renforcé les nationalistes, en donnant à leur combat l'aspect d'une guerre de défense nationale. Dans les semaines qui suivent, les parachutistes français s'emparent de Kehl et de plusieurs villes frontalières dans le Bade, sans justifications légales cette-fois.

Autour de Berlin, l'enjeu est pour les nationalistes d'isoler la ville ville rouge honnie. En dépit de leurs victoires militaires, les troupes nationalistes ne peuvent que difficilement exploiter leurs succès faute d'essence et de pièces de rechange.

Le gouvernement républicain choisit finalement de quitter Berlin pour l'ouest. les factions d'extrême-gauche en profitent pour proclamer la Deutsche Volksrepublik, ajoutant encore à la confusion, tout en appelant à continuer le front commun contre les fascistes.

Après cinq mois de guerre, un accord provisoire est trouvé, par les deux gouvernements, motivés par la croissance des factions extrémistes dans leurs camps respectifs. Berlin, entièrement encerclée, est évacuée par les factions de gauche. Malgré la garantie de leur sureté par la Reichswehr, certains convois subissent des tirs de roquette. En Saxe-Anhalt, un groupe de nationaux-révolutionnaires massacre une centaine de Berlinois, malheureusement des civils, en route vers l'ouest.

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